Les histoires ont le pouvoir de nous entrainer avec elles, de nous mobiliser émotionnellement, de donner du sens aux éléments de notre vie et du monde qui nous entoure. Ce pouvoir est aujourd’hui utilisé dans des domaines qui souhaitent activer nos émotions pour nous mobiliser, emporter notre adhésion : le marketing et la politique. Ce pouvoir existe en dehors de ces secteurs spécifiques : nous pouvons reprendre le contrôle sur les histoires que nous écoutons comme sur celles que nous racontons, que ce soit de la fiction ou des récits qui sous-tendent des projets de vie (professionnels ou non).
Une histoire, ce n’est pas de l’information neutre : cela mobilise des émotions, met en scène des conflits, des quêtes, des transformations, et nous permet de nous mettre à la place d’autres que nous-mêmes. Une histoire véhicule un ou plusieurs points de vue qui peuvent avoir des effets sur notre propre vie. Une histoire peut faire rire ou pleurer, choquer ou rassurer, distraire ou éveiller. Une histoire peut rassembler des communautés ou définir une identité, inciter à un changement ou renforcer un statu quo, une pensée dominante.
Le pouvoir des histoires est un super pouvoir !
À qui profite ce pouvoir ?

Dans nos sociétés modernes, les principaux acteurs économiques et politiques ont très bien compris le rôle des récits et utilisent les outils de construction des histoires à leur bénéfice. Cela s’appelle le storytelling. Les commerciaux et les publicistes savent depuis longtemps que le cerveau humain enregistre plus facilement et plus longtemps une information quand elle est incluse dans une histoire qui suscite des émotions agréables. Il ne s’agit donc plus de présenter un produit, mais de mettre en scène des personnages qui vivent une expérience particulière à travers lui, des ressentis forts dans lesquels les futurs consommateurs pourront se reconnaître ou se projeter.
Qui possède ce pouvoir ?
Bonne nouvelle : ce pouvoir appartient à chaque humain dès qu’il choisit d’inventer ses propres histoires ! Quand nous devenons conscients de nos propres points de vue, que nous déployons des scénarios qui mettent en œuvre nos propres valeurs, nous devenons capables de choisir des histoires au service de notre vie. Et notre manière de surmonter les obstacles et d’atteindre nos objectifs peut alors correspondre à l’existence dont nous avons rêvé. Ce travail de déconstruction et de reconstruction des récits est accessible à toutes et tous.

Dès lors, avoir envie d’écrire, cela participe à la fois à l’élan de déployer de nouveaux imaginaires, de concevoir des récits plus en adéquation avec nos aspirations intérieures, mais également à libérer une énergie créatrice utile au quotidien pour ne plus subir les scénarios véhiculés par la société et pour créer soi-même sa trajectoire de vie.


